Temps sacré

Je partage entièrement cette notion très mystique de la créativité.


La créativité, bien plus que quelque chose que l’on fait, est un état. Cette sensation de faire quelque chose en étant guidé par quelque chose de plus grand, de plus vaste, de plus essentiel. L'info qu’on atterrit ne nous appartient pas entièrement — en tout cas pas au petit ego qui se balade dans la vie quotidienne.

Le moyen ou le support me semble tout à fait relatif. On peut se sentir complètement en état créatif lors d’une conversation avec un ami, où les idées arrivent toutes seules et où “quelque chose apparaît qui n'était pas là avant cet échange”. De même, on peut être complètement dans le contrôle et l’auto-jugement en écrivant une musique ou en faisant un dessin.

Donc le médium ne définit pas l’état créatif, mais il me semble tout de même important. C’est un peu comme la preuve matérielle que cet état a existé. Combien de fois j’ai lu quelque chose, ou observé une peinture, et me suis sentie tellement admirative de l’état dans lequel la personne devait être pour produire une chose pareille.

Je suis convaincue que la connexion dépend énormément de l'énergie dans laquelle la chose (texte, pièce, peinture, musique) a été produite. La beauté est un des moyens les plus efficaces pour connecter.

Lors de ma dernière newsletter, je vous ai partagé mon guide du temps, ma méthode pour réaliser mes projets tout en nourrissant cette part créative.
Et la raison pour laquelle, pour parler de créativité, je parle autant du temps, c’est que quand je demande aux personnes avec qui je travaille :

 « Quel est le plus grand obstacle, en ce moment, qui t’empêche d’être aussi créatif que tu le voudrais ? »

 La réponse est pratiquement toujours : « J’ai pas le temps. »

Et avec raison : aujourd’hui, les économies les plus puissantes se basent sur leur capacité à capter notre attention. En nous lobotomisant le cerveau à coups d’un excès d’informations.
Et je ne parle pas seulement des réseaux sociaux. Il suffit d’allumer la radio : la guerre en Ukraine est ingagnable, puis Mbappé a fait ceci, puis le budget de la sécu, puis un expert qui t’explique si ton chat est réellement capable de prédire la météo.
Même si ces infos peuvent être intéressantes et pertinentes, la vitesse et le disparate en font du bruit. Un bruit qui empêche et qui sature.

Avoir du temps pour soi est la vraie question de notre époque.

Je parle du temps sacré, c’est-à-dire celui qui nous appartient vraiment.
En dehors de tous les devoirs de la vie, de la famille, du travail.
Ce temps où l’on se sent connecté — avec soi, avec une idée, avec une matière.

Cela ne veut pas dire que le temps créatif est toujours agréable ou qu’on est toujours dans un flow incroyable. Mais en vrai, quand on lui laisse la place, il arrive plus vite qu’on ne le pense.
Le plus difficile, c’est de se poser et de le faire. De sacraliser ces heures et de les défendre. (Avec les dents si besoin)
La magie, elle, arrive — croyez-moi — toujours.

La question simple à se poser :
Quelles sont les 2–3 heures de ta journée où tu as le plus de clarté et de concentration ?
Puis : qui ou quoi dans ta vie est en train de te les prendre ?

Fais en sorte de changer cela. 

J’ai un príncipe simple :
Mes matinées (6h30-10h30), sont à moi. Je donne aux autres le reste de ma journée.
Mais pas ces 2–3 heures où je suis à 100%. Elles sont pour Satya créative. Point.
Personne d’autre ne peut les avoir. Je ne prends aucun rendez-vous, pas de mails, rien, jusqu’à 11h.
Ca veut pas dire que j'y arrive tous les jours, mais du moins c’est mon principe : 

Mes matinées sont mes heures privilégiées.  

 Ce que je fais concrètement avec mon temps créatif varie avec le temps.

Il y a deux ans, quand j’avais plus de mal à prendre ce temps, c’était uniquement mes 20 min de pages du matin et 30 min pour dessiner une sensation de mon corps ou peindre à l’aquarelle.
Aujourd’hui, j’ai réussi à ce que ce soit 2-3h. Et je les consacre à écrire tout le contenu de ma communication, mon nouveau site web, cette newsletter, des différents supports d’accompagnement.

Franchement, la règle d’or pour laisser entrer plus de créativité dans nos vies, c’est :
Devenir de plus en plus avare de son temps.
Garder ce temps pour ce qui vous nourrit : écrire, regarder un coucher de soleil, danser…
Bref, ce genre de choses dont on sait qu’elles nous rendent heureux et vivants.

Et pour continuer mon enquête, je te pose la question :  « Quel est le plus grand obstacle, en ce moment, qui t’empêche d’être aussi créatif que tu le voudrais ? »
Je serai ravie de te lire en réponse. 

Et pour finir, je vous laisse une petite pièce de théâtre sur la crrrrrréation.
J’espère qu’elle vous fera autant rire que moi.

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